Retour aux actualités

Caractérisation de l’eau des puits privés – Les résultats de l’analyse sont présentés

12 avril 2017

La CMQ a présenté les résultats d’analyse de la campagne d’échantillonnage de l’eau des puits privés situés dans les bassins versants des prises d’eau des rivières Saint-Charles et Montmorency.

MM. François Morneau, coordonnateur du plan de protection des sources d’eau à la CMQ, et François Proulx, directeur de Qualité de l’eau à la Ville de Québec, ont fait cette présentation. Réalisée au printemps et à l’automne 2016, cette campagne  d’échantillonnage a permis d’obtenir de précieuses données sur la qualité de l’eau de 900 puits privés du territoire métropolitain.

Cette étude visait à :

  • connaître la qualité microbiologique et physico-chimique de l’eau consommée par les propriétaires de puits individuels;
  • évaluer l’influence des activités anthropiques, principalement concernant la présence d’installations septiques autonomes et l’utilisation de sels de déglaçage, sur la qualité de l’eau souterraine et sa quantité.

À long terme, cela permettra de dresser un portrait précis de la qualité des eaux souterraines de la région et de cibler les actions prioritaires en vue de leur protection.

Qualité microbiologique et physico-chimique : les résultats
Afin d’évaluer la qualité de l’eau de puits, les laboratoires de la Ville de Québec, responsable de l’analyse des prélèvements, ont analysé plus d’une trentaine de paramètres. Dans le bassin versant de la prise d’eau de la rivière Saint-Charles (BVSC), 139 des 709 puits échantillonnés, soit un puits sur cinq (20 %), démontrent une non-conformité aux paramètres microbiologiques, soit l’Escherichia coli (E. coli), les coliformes totaux ou les bactéries atypiques. Cette proportion passe de 20 % à 28 % (54 des 191 puits) dans le bassin versant des prises d’eau de la rivière Montmorency (BVM). Environ 5 % des puits échantillonnés sont contaminés au E. coli. La présence d’E. coli a un impact sur la santé et il est essentiel de maintenir cette eau en ébullition durant au moins une minute avant de la consommer. La présence de coliformes totaux ou de bactéries atypiques n’a pas de conséquences sur la santé, mais peut indiquer une sous-évaluation d’une contamination bactériologique.

Outre les normes de potabilité, divers paramètres physico-chimiques ont été analysés. (voir annexe) Les paramètres dont le seuil établi a été dépassé sont :

  • le phosphore total (37 % des puits échantillonnés dans le BVSC et 36 % dans le BVM)
  • l’azote ammoniacal (35 % des puits échantillonnés dans le BVSC et 60 % dans le BVM)
  • l’azote total (55 % des puits échantillonnés dans le BVSC et 54 % dans le BVM)
  • les nitrites et nitrates (59 % des puits échantillonnés dans le BVSC et 57 % dans le BVM)
  • la conductivité (51 % des puits échantillonnés dans le BVSC et 47 % dans le BVM)
  • l’ion chlorure (56 % des puits échantillonnés dans le BVSC et 46 % dans le BVM)

De façon générale, 9 % des puits échantillonnés dans le bassin versant de la prise d’eau de la rivière Saint-Charles (BVSC) et 6 % des puits échantillonnés dans le bassin versant des prises d’eau de la rivière Montmorency (BVM) ne présentent aucun dépassement des paramètres à l’étude et contiennent une eau qui n’est influencée par aucune activité anthropique. Rappelons que les puits contaminés par le E. coli ou les chlorures ont dû être traités et décontaminés par le propriétaire. Les autres dépassements n’entraînent pas de risques pour la santé publique.

« À la lumière de ces résultats, il apparaît évident que nous devons poursuivre nos efforts en matière de protection des sources d’eau potable. Les problèmes que nous percevons dans les eaux de surface se reflètent également dans les eaux souterraines de la région métropolitaine », a mentionné le maire de Québec et président de la Communauté métropolitaine de Québec, M. Régis Labeaume.

Les résultats complets sont disponibles dans le « Rapport de caractérisation de l’eau des puits privés des bassins versants des prises d’eau situées dans la rivière Saint-Charles et la rivière Montmorency ». Les propriétaires désirant en connaître davantage sur l’analyse de l’eau, la prévention de la contamination et l’entretien de leur puits peuvent également consulter la section « L’eau et le citoyen ».

Organisme de planification, de coordination et de financement, la CMQ intervient particulièrement en aménagement du territoire, en transport métropolitain et en gestion des matières résiduelles. Elle regroupe 28 municipalités et trois MRC comptant un total de 782 000 habitants. En ce qui concerne la protection des sources d’eau, la CMQ poursuit son plan d’action, en collaboration avec les municipalités, visant la protection et la préservation de la qualité et de la disponibilité de la ressource en eau.

– 30 –

Source
Émilie Bruneau
Conseillère en communication
emilie.bruneau@ville.quebec.qc.ca

Pourrait également vous intéresser

Partagez cet article