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Manger local : par où commencer ?

8 avril 2021

2020 marquera longtemps l’imaginaire et le garde-manger collectifs. L’arrivée d’une pandémie à l’échelle mondiale incita les élus à envoyer une invitation claire aux Québécois : celle d’acheter local et d’accroître l’autonomie alimentaire. Mais, par où commencer si nous souhaitons encourager nos producteurs d’ici ?

Conscient des défis que cela comporte, le Forum des élus de la Capitale-Nationale a mis sur pied la Stratégie de développement des activités agricoles et agroalimentaires pour la Capitale-Nationale et la Ville de Lévis. La Communauté est responsable de coordonner l’Entente et ses projets, en collaboration avec des acteurs des milieux agricole, municipal et gouvernemental.

Manger local, qu’est-ce que cela signifie ?

Le terme « locavore » est originaire de la Californie, alors que la chef Jessica Prentice lançait aux résidents de la région le défi de ne manger que des aliments cultivés ou produits dans un rayon de 100 km de leur demeure pendant un mois. Le mouvement a connu un succès monstre. Tellement que le terme a fait son apparition dans le New Oxford American Dictionnary en 2007, suivi de l’Office de la langue française du Québec en 2015, qui lui a préféré le terme francisé « localivore ».

Si l’expression localivore n’a pas soulevé de vagues, il en est autrement pour la définition d’un produit local. Pour certains, la distance ne devrait pas dépasser 250 km ; pour d’autres, il importe surtout de respecter la saisonnalité des produits. L’Agence canadienne d’inspection des aliments a entrepris de répondre à cette question en modernisant ses politiques d’étiquetage, notamment en ce qui a trait à l’utilisation du terme « local ». En attendant d’en tirer des conclusions définitives, elle accorde l’utilisation du terme local aux aliments produits dans la province où ils sont vendus, ou encore, aux aliments vendus dans d’autres provinces ou territoires à l’intérieur d’un rayon de 50 km de la province ou du territoire d’origine. Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec et la plupart des supermarchés abondent dans le même sens. Cependant, certaines zones de gris persistent. Qu’en est-il des ingrédients provenant d’ailleurs utilisés dans des produits transformés et emballés au Québec, par exemple ?

Marchés publics

L’une des façons les plus efficaces de s’assurer qu’un produit est local et se cultive dans le respect de nos valeurs est de rencontrer le producteur. Comme le résume si bien l’autrice et cofondatrice de la Ferme aux petits oignons, Véronique Bouchard, rien n’équivaut à la certification du « blanc des yeux » !

Ces événements saisonniers ont gagné en popularité au fil des années et remettent l’alimentation de proximité au cœur de nos milieux de vie, en plus de forger la relation de confiance entre le fermier et le citoyen-mangeur. Du Marché public de Limoilou au Marché public de Deschambault, plusieurs marchés publics existent au sein de la région. Surveillez régulièrement notre site Web pour connaître les marchés estivaux et hivernaux financés dans le cadre de l’Entente.

Des producteurs près de chez vous

Envie de vous aventurer en terrain gourmand ? En vous rendant directement à la ferme d’un producteur près de chez vous, vous constaterez que l’appellation « locale » prend tout son sens. En plus de voir de vos propres yeux la terre sur laquelle vos aliments ont été cultivés ou élevés, vous pourrez vous approvisionner à la source. De plus, certains événements ou activités, comme l’autocueillette, sont parfois offerts et constituent une belle activité à réaliser en famille.

Plusieurs initiatives locales répertoriant les producteurs d’ici ont émergé sur le territoire, en voici quelques exemples. Partez à leur découverte !

Panier pour emporter

Pour les plus pressés, une autre manière d’encourager nos producteurs et agrotransformateurs est de souscrire à un panier biologique hebdomadaire. Avec de bons fruits juteux en été et des légumes racines en hiver, le Réseau des fermiers·ères de famille offre un large éventail de choix et de points de chute dans la Capitale-Nationale. Une belle façon d’ajouter de la fraicheur dans votre assiette !

Cultiver son propre jardin

Enfin, il n’y a rien de plus local que de cultiver ses propres fruits et légumes frais. Que vous ayez un grand terrain ou un petit balcon (ou aucun des deux !), le gouvernement du Québec a partagé ses trucs et astuces pour vous lancer dans l’agriculture urbaine. Qui sait, vous vous découvrirez peut-être un pouce vert… et un amour pour le locavorisme !

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