Les paysages et le Régime français (1535 à 1759)

Chaque période aborde les principales transformations et les grandes permanences paysagères qui lui sont propres. Est cernée l’incidence de l’occupation humaine sur les grands traits des paysages et leur structure générale selon la répartition des zones habitées, des forêts, des champs, des réseaux de circulation de même que leurs principales relations physiques et visuelles établies avec des éléments du paysage. Les représentations ou perceptions du paysage de même que les valorisations de protection ou de mise en valeur des paysages, propres à chaque période, sont aussi abordées.

Le paysage à l'arrivée des Européens

À l’arrivée des Européens, l’ensemble du territoire de la CMQ correspond à un paysage dominé par la forêt. La colline de Québec se couvrait d’une forêt de thuyas (cèdre), de pins, de chênes et de frênes. Une plaine inondable encadrait l’embouchure de la rivière Saint-Charles. Une mosaïque de communautés végétales occupait le cours inférieur de la rivière Saint-Charles, dont des sapinières marécageuses et des marais semblables aux marais actuels le long du fleuve.

Des portions riveraines au fleuve sont couvertes de prairies naturelles. À l’arrivée des premiers colons et des botanistes européens au 17e siècle, le nombre d’espèces végétales indigènes est estimé à 645. De ce nombre, 24 % était disparu en 1980 et, en contrepartie, près de 500 nouvelles espèces avaient été introduites.[1]

  1. Photo d’une érablière à bouleau jaune au mont Wright, Association forestière des deux rives
    Encore aujourd’hui, sur le mont Wright, il est possible de découvrir une érablière à bouleau jaune typique d’une forêt ancienne de 300 ans, grâce à la famille Wright qui a su la conserver en l’exploitant de manière artisanale.
  2. Diverses localités en relation avec les principales formes du territoire selon l’emplacement de leur église

Les éléments naturels structurants en Nouvelle-France

Trois éléments naturels ont conditionné l’occupation du territoire sous le Régime français : les voies d’eau, le relief et la forêt. Le fleuve, la rivière Saint-Charles et d’autres grandes rivières ont joué un rôle structurant. Voie de pénétration vers l’intérieur du continent, le fleuve est sans contredit l’élément déterminant à cause de son rétrécissement favorable aux liens entre les deux rives, de sa profondeur d’eau propice à la navigation et de son apport nourricier avec la pêche. Il devient l’axe majeur de référence du peuplement. En complément, la rivière Saint-Charles constitue la seconde voie de pénétration et de peuplement à l’échelle régionale avec une embouchure abritée des vents et la présence de deux chenaux accessibles à marée haute. Plusieurs autres rivières et certains ruisseaux servent à l’implantation de moulins à farine, à scier, à carder et à fouler fournissant de l’énergie hydraulique.

Le relief joue également un rôle déterminant : en hauteur pour voir le fleuve, sur des terrains bas pour y avoir accès ou en relation avec une diversité d’activités riveraines, sur des terrasses, des coteaux ou des plateaux favorables à l’agriculture. La présence d’une pointe de terre basse, située à la confluence du fleuve et de la rivière Saint-Charles, dominée par une falaise escarpée en a fait un lieu idéal pour fonder Québec.

L’adoucissement du relief de part et d’autre de la rivière Saint-Charles, sur la côte de Beaupré, l’île d’Orléans et, sur la rive sud, à la pointe de Lévy, en comparaison de l’inhospitalité de Charlevoix décrite par Champlain, ont constitué des conditions propices à l’établissement et à l’agriculture, même si, au départ, ces plaines étaient entièrement boisées. Sur la côte de Beaupré et la rive nord de l’île d’Orléans, des terrasses dominent les battures du fleuve et constituent des réserves de foin naturel pour nourrir le bétail. En complément, un vaste arrière-pays forestier assure l’approvisionnement en bois nécessaire à la construction des bâtiments, des bateaux, pour la chasse et la pêche.

La colonisation de la Nouvelle-France jette les fondements dans l’organisation des paysages de la CMQ d’aujourd’hui. Louis-Edmond Hamelin résume ainsi cette époque en relation avec les bases du paysage rural mises en place : « des lots rectangulaires et parallèles, un chemin perpendiculaire, une suite de maisons en ligne et des résidents avec leur état d’âme ».[10] Au paysage rural dominant, s’ajoute la mise en place de villages et de la ville de Québec.

Les éléments anthropiques typiques de la Nouvelle-France

Pour favoriser la colonisation du territoire, sept seigneuries sont concédées sur la rive nord, englobant l’île d’Orléans, alors qu’il n’y en a qu’une seule sur la rive sud. Le fleuve sert d’axe central de référence et de front aux seigneuries établies des deux côtés de ses rives. Afin de maximiser l’accès au fleuve et l’occupation du territoire, les lots sont découpés en longs rectangles étroits. L’implantation du bâti se fait en deux temps : la colonisation riveraine sous le nom de côte ou rang du fleuve, puis, les rangs d’arrière-fleuve au-delà des rives du Saint-Laurent.

Les différents patrons de lotissement ont eu une influence déterminante et sont encore perceptibles dans la profondeur de lots à L’Ange-Gardien, dans la trame des terres cultivées des paysages agricoles de la côte de Beaupré, de l’île d’Orléans, de Beauport et de Lévis dans les secteurs de la Martinière et de Saint-Nicolas.

Ces patrons sont aussi lisibles en milieux urbains et périurbains dans l’axe oblique du chemin de la Canardière à Beauport, dans l’axe radial de rues dans Bourg-Royal, dans l’axe sud-est/nord-ouest de nombreuses rues dans Québec et Lévis.

Encore aujourd’hui, des lots s’avancent dans le fleuve tout le long de la côte de Beaupré, de même qu’à Cap-Rouge et Saint-Augustin, rappelant l’héritage de ce lotissement fondateur issu de la Nouvelle-France et des liens nécessaires avec l’accès au fleuve.

Québec, ville fortifiée et portuaire

En Nouvelle-France, la ville se résume à Québec. Québec offre le paysage d’une ville française développée en deux entités distinctes, avec une forte ségrégation des fonctions urbaines, imposée par le relief : la haute-ville fortifiée et la basse-ville portuaire. En 1608, Champlain construit son Abitation près du fleuve et le fort Saint-Louis sur le dessus du cap Diamant. S’amorce la naissance de Place Royale et de la haute-ville. Puis, la haute-ville, dominée par les domaines conventuels, est ceinturée par des fortifications et coiffe le cap Diamant. Sa forme urbaine rayonne en éventail à partir du château Saint-Louis et de la place d’Armes. Le pouvoir politique et religieux y affirme une position dominante, en haut du cap, hautement symbolique. Les maisons y ont souvent un seul étage. Les premiers faubourgs apparaissent hors de l’enceinte fortifiée le long des chemins Saint-Louis et Saint-Jean à la faveur de la disponibilité d’un plateau vers l’ouest sur le dessus de la colline de Québec.

En contrebas, la basse-ville forme un noyau urbain ouvrier, commercial et industriel, au pied de la côte de la Montagne et près d’un port prospère. Elle s’organise selon un plan en damier dont l’extrémité des rues débouche sur le fleuve ou la rivière Saint-Charles. La partie du côté de la rue du Petit-Champlain s’étire en un ruban étroit, coincé entre le pied de l’escarpement et le fleuve, ou sur des remblais gagnés sur le fleuve.

Au nord, au pied de la côte du Palais, se forme le noyau initial du faubourg Saint-Roch avec la brasserie, le palais de l’intendant Talon et ses jardins de même que des chantiers navals sur la rivière Saint-Charles.

Le site patrimonial actuel du Vieux-Québec comporte de nombreux témoins de cette époque et livre ce caractère de ville française fortifiée et portuaire, au fort clivage de fonctions entre le haut et le bas de la ville.

La tentative de colonie par Jacques Cartier, Charlesbourg-Royal, à l’embouchure de la rivière du Cap Rouge, révèle aussi l’importance du relief avec l’établissement de deux forts, un au niveau du fleuve et un autre sur le dessus de l’escarpement. Les vestiges découverts au parc Cartier-Roberval attestent de la présence du fort construit sur le dessus de l’escarpement.

Par ailleurs, Cartier choisit pour hiverner en 1535-1536 un emplacement situé à proximité du village de Stadaconé, sur la rivière Saint-Charles en retrait de son embouchure. Ce site, première installation européenne, correspond au lieu historique national Cartier-Brébeuf (parc Cartier-Brébeuf) et démontre le rôle joué par la rivière Saint-Charles.

  1. Carte de Québec :  plan de la ville de Québec (non daté), Bibliothèque et Archives Canada
  2. Carte présentant l’élévation de la ville de Québec, Bibliothèque et Archives Canada
  3. Vue générale de Québec prise de la Pointe-Lévy par Pierre-Charles Canot (1761), Toronto Public Library, Baldwin Collection.
    Cette illustration permet d’avoir un aperçu général de la silhouette de la haute-ville et de la basse-ville de Québec. Le château Saint-Louis, les clochers des églises des Récollets, des Jésuites et de la cathédrale dominent l’ensemble bâti.
  4. Vue de Québec et place Royale (1688), par Jean-Baptiste Franquelin, Bibliothèque et Archives nationales du Québec

 

Les premiers axes routiers, voies de peuplement et liens interrives

Cette période met en place les premières voies de communication entre les bourgs et les villages. Elles servent d’axes de peuplement car les habitations se dispersent le long des routes créant un habitat rural aligné typique.

Trois routes relient le territoire à d’autres régions : un chemin royal le long de la rive nord du fleuve, le tracé le plus ancien étant celui entre Cap-Rouge et Cap-Tourmente, un chemin royal sur la rive sud, la partie la plus ancienne se situant de Lauzon vers Beaumont et la route Justinienne (chemin des Îles) à Lévis reliant Pointe-Lévy vers la Beauce. Le chemin du Roy, dans Québec et Saint-Augustin, et la Route de la Nouvelle-France sur la côte de Beaupré en constituent une trace éloquente.

Les liens entre les deux rives pour franchir le fleuve sont rythmés par les saisons. Depuis la fin du 17e siècle, dès que les conditions sont favorables, la traversée estivale s’effectue à partir de Pointe-Lévy par un service de canotier ou passeur, en canot, en chaloupe ou en barque.

Cette activité fait naitre un noyau au bas de la côte du Passage, ainsi nommée à juste titre. De même, des bacs servent au franchissement des principales rivières dont la Chaudière et l’Etchemin.

Le gel du fleuve permet d’établit un pont de glace facilitant la traversée d’une rive à l’autre et la communication entre Québec et Pointe-Lévy, même entre Cap-Rouge et Saint-Nicolas, et aussi entre la côte de Beaupré et l’île d’Orléans. Le grand voyer[13] trace alors des chemins balisés et installe des traverses de bois sur les battures.

Le chemin Royal fait le tour de l’île d’Orléans en reliant les tronçons villageois initiaux. Seul le sentier des Jésuites, un ancien sentier amérindien, dessert la Jacques-Cartier à partir de la vallée de la rivière Saint-Charles vers l’arrière-pays jusqu’au lac Saint-Jean.

  1. La carte de 1688 par De Villeneuve, Bibliothèque nationale de France

    Cette carte constitue un bel exemple de l’organisation de l’espace rural des environs de Québec en Nouvelle-France.Sur la colline de Québec, les principaux parcours correspondent à la coste St-Jean et la coste St-Michel reliant Cap-Rouge, au chemin de Lorette (partie de la route de l’Aéroport) vers Notre-Dame-de-Lorette (L’Ancienne-Lorette), la route de Charlesbourg (1ère Avenue), le chemin de Beauport (La Canardière) et un axe est/ouest entre Bourg-Royal, Charlesbourg (Louis-XIV/Bastien) jusqu’au Sault de St-Charles. Du côté nord de la rivière Saint-Charles, figure un premier rang de rivière (Père-Lelièvre) reliant Québec à Notre-Dame-de-Lorette.
  2. Le pont de glace entre Québec et Lévis, James Pattison Cockburn, Bibliothèque et Archives Canada

Villages et premiers noyaux de peuplement

Les sites d’établissement des moulins ou des chapelles deviendront l’origine des premiers hameaux et villages. Plusieurs moulins sont implantés à l’embouchure de rivières ou de ruisseaux. Quelques rares moulins encore existants témoignent de cet héritage français : le moulin des Jésuites, situé dans le Trait-Carré de Charlesbourg et le moulin du Petit-Pré près de la rivière Sault-à-la-Puce. Peu de manoirs seigneuriaux subsistent aujourd’hui. Le manoir Mauvide-Genest, résidence du seigneur Mauvide à l’île d’Orléans, en est un éloquent exemple.

Deux principaux modes d’implantation de villages se dessinent : ceux en relation avec le fleuve et ceux à l’intérieur des terres. Parmi les villages tournés vers le fleuve, ces derniers s’implantent sur le rebord d’une terrasse ou de l’escarpement. Il s’agit, sur la rive nord, des villages de Beauport, L’Ange-Gardien, Château-Richer, de Lauzon sur la rive sud, de Saint-Pierre et Sainte-Famille sur l’île d’Orléans. Sur la rive sud, ce n’est pas avant les années 1720 que les établissements s’étendent au-delà de la bande riveraine au fleuve.

Des hameaux, quelques villages, de même que des missions se situent près du fleuve, profitant d’une bande de terre étroite au bas de l’escarpement, d’une terrasse littorale ou d’une pointe. Par exemple, en font partie la mission des Jésuites à Sillery, le noyau paroissial de Cap-Rouge et de Saint-Joachim au cap Tourmente ou, sur la rive sud, celui établi au pied de la côte du Passage, de même que ceux de Saint-Laurent et de Saint-Jean sur l’île d’Orléans.

À l’intérieur des terres, le noyau paroissial de Sainte-Foy, le village de Notre-Dame-de-Lorette (L’Ancienne-Lorette) et les bourgs de Bourg-Royal et de Charlesbourg se situent sur des hauteurs qui surplombent la dépression de la rivière Saint-Charles.

Ces villages ou noyaux paroissiaux ont en leur centre des chapelles ou de petites églises, soit des bâtiments de petite échelle, dont les églises actuelles de Sainte-Famille, Saint-Jean et Saint-François, ou l’ancienne église de de Saint-Pierre, sur l’île d’Orléans sont des exemples de cette époque.

Vue de Cap-Rouge à partir du Saint-Laurent (1759), Archives de la Ville de Montréal

Espaces défrichés, cultivés et déserts

Très tôt, les colons défrichent la forêt et exploitent les secteurs en bordure du Saint-Laurent, propices à l’agriculture. Les champs gagnés sur la forêt ouvrent des espaces en enfilades ou en poches, réparties le long du fleuve, des rangs et des chemins.

Selon la carte par De Villeneuve, certaines étendues défrichées sont identifiées sous le nom de dézert. Des espaces défrichés occupent les hauteurs et les bords extérieurs de la colline de Québec. D’autres espaces défrichés encadrent les abords de la rivière Saint-Charles ou l’axe entre Charlesbourg et la chute Kabir Kouba. Des espaces sont aussi ouverts le long de la 1ère Avenue, au Trait-carré de Charlesbourg, à Bourg-Royal ou le long de Louis XIV. De grands espaces s’ouvrent également jusqu’au fleuve tout le long de la côte de Beauport jusqu’à la rivière Montmorency, puis le long de la côte de Beaupré.

Des poches de terres défrichées s’échelonnent le long du chemin Royal à l’île d’Orléans. De même sur la rive sud, les espaces défrichés se concentrent près du littoral à l’est de la Pointe de Lévy de même qu’à Saint-Nicolas.

Au pied des escarpements de la côte de Beaupré et du côté nord de l’île d’Orléans, les battures servent à la récolte de foin pour les animaux. À Saint-Joachim, des fermes occupent les terres basses du cap Tourmente dont les vestiges témoignent au Centre d’initiation au patrimoine La Grande ferme et à la réserve nationale de faune du Cap-Tourmente.

Les lots encore cultivés au cap Tourmente, le long de l’avenue Royale sur la côte de Beaupré, le long du chemin Royal à l’île d’Orléans, dans le secteur de la Martinière à Lévis, de même que le long d’axes anciens comme le boulevard Louis XIV à Québec représentent un héritage de cette période.

La forêt
À l’époque de la Nouvelle-France, la forêt domine. Hormis l’écoumène[1] décrit précédemment, la forêt couvre les buttes et la plaine de Lévis, les terrasses de Saint-Augustin, de L’Ancienne-Lorette, et de Beauport de même que tout le plateau du mitan de l’île d’Orléans et une partie des coteaux en pourtour de l’île. Tout l’arrière-pays, au nord du piémont des Laurentides, constitue un vaste territoire forestier, non colonisé, servant de lieu de chasse et de pêche.

Perceptions des paysages
Les premiers découvreurs, Cartier et Champlain, laissent un important héritage toponymique dans la région, associé à des rivières, des parties du territoire, des municipalités ou à des quartiers actuels.

Plusieurs descriptions des premiers explorateurs font état des beautés naturelles de la région. Mais surtout les observations révèlent avant tout leur intérêt au niveau économique et commercial, axés sur l’utilisation et l’exploitation des richesses naturelles. Durant cette période, la région fait également l’objet de plusieurs récits de voyage pour découvrir la végétation et la flore par des scientifiques et botanistes européens « selon l’idéologie du siècle des Lumières qui revendique des espaces de science et de sensibilité à la nature ». En 1749, le botaniste suédois Pehr Kalm décrit les abords de Québec presque partout en culture. En effet, les alentours des maisons et des villages comportent peu d’arbres en Nouvelle-France comme en attestent plusieurs observateurs.

La vision de la nature, typique au Régime français, est caractérisée par le mouvement classique où l’homme domine la nature. Le jardin français, avec ses grands axes, ses perspectives étudiées, ses arbustes taillés et ses bassins d’eau, exprime toute la main mise de l’homme sur la nature. Toutefois, les jardins en Nouvelle-France sont beaucoup plus restreints et surtout associés à des domaines de la noblesse. Ils témoignent d’un transfert vers la colonie de pratiques horticoles qui avaient cours en France pendant la Renaissance. Le jardin du palais de l’intendant à Québec, aujourd’hui disparu, en constituait le meilleur exemple dans la région.

Les parties hautes en bordure du fleuve ont joué un rôle déterminant au niveau militaire. Les fortifications sont implantées au point le plus élevé au bout de la colline de Québec pour voir les allées et venues sur le fleuve, tout comme le premier fort construit par Cartier établi en haut de l’escarpement à l’embouchure de la rivière du Cap Rouge. Wolfe se servira des lieux en hauteur environnants pour attaquer Québec : sur la rive sud, en haut de l’escarpement directement en face des fortifications et en haut de la chute Montmorency sur sa rive gauche.


Pour en savoir plus

Cartier explore la région et nomme le fleuve Saint-Laurent en l’honneur du saint du jour, le 10 août 1535. Il décrit des paysages d’une grande beauté, les avantages naturels de la côte de Beaupré et, découvrant l’île d’Orléans, la nomme Bacchus puis, la renomme Îles d’Orléans. Parmi des toponymes hérités de la Nouvelle-France, retenons la rivière Saint-Charles, la rivière Chaudière et la rivière du Cap Rouge, la côte de L’Ange Gardien, la côte de Lauzon, la pointe de Lévy, Charlesbourg, Sillery, Beaupré, Château-Richer, Beauport ou Sainte-Famille, Saint-Jean, Saint-Pierre et Saint-François sur l’île d’Orléans. Outre le cap Diamant, la chute Montmorency s’avère un point de repère d’importance pour les explorateurs français et elle est nommée par Champlain « Sault de Montmorency ».